jeudi 1 avril 2010

Les entreprises seraient-elles la nouvelle vache sacrée que même le quatrième pouvoir n'ose contester?

Suite au dépôt du budget Bachand, je me demande pourquoi les médias et les maisons de sondage ne creusent pas plus le fait du peu d'effort qui est demandé aux entreprises? L'immunité et l'intouchabilité des entreprises seraient-elles devenues les nouvelles vaches sacrées du Québec?
En tout cas, le ministre Bachand n'a qu'à dire qu'on ne touche pas aux entreprises car ce sont elles qui donnent les jobs, pour clouer le bec des journalistes.
Moi je réponds à M. Bachand que la relation employeur-employé en est une d'égal à égal car aucune entreprise ne peut exister sans ses employés.
Je répondrais également que la richesse existe dans les profits des entreprises et dans les milieux financiers. On a qu'à penser aux institutions financières et aux spéculateurs responsables de la pire crise financière depuis 1929. Au lieu de les sanctionner et de les encadrer, les gouvernements leur ont donné des milliards, ce qui a provoqué les déficits records que l'on connait présentement.
Des milliards pourraient être récupérés auprès de ces prédateurs en quête de profits toujours plus grands.
Le vrai courage serait d'agir sur les paradis fiscaux et sur les spéculateurs. Des discussions en ce sens sont à l'ordre du jour dans les réunions du G8 surtout depuis la crise financière. La taxe Tobin, qui imposerait une taxe de .01% sur les transactions financières, permettrait, non seulement de réguler les marchés financiers, mais aussi de financer les services publics.
Je demande donc aux médias de ne pas tomber dans la facilité en abdiquant devant le pouvoir politique et économique. Ayez donc le courage, messieurs et mesdames les journalistes, d'aller au delà des portes closes des forteresses dans lesquelles se cachent les gestionnaires des institutions détentrice de la richesse. Ayez le courage de ne pas accepter leurs réponses toutes faites et soyez à la hauteur de votre profession en vous donnant les moyens de les remettre en question.
Finalement, je pose la question aux journalistes: avec une contribution des entreprises de seulement 7.1% pour atteindre l'équilibre financier, pourquoi les médias, incluant les maisons de sondage, n'orientent-ils pas plus leurs actions vers la classe économique? Seraient-ils soumis aux dictats des entreprises, cette nouvelle vache sacrée que personne, même le 4ième pouvoir, n'ose remettre en question?

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