Quelle n'étais pas ma surprise
d'entendre à la radio ce matin que les québécois sont en faveur d'un PPP et du
péage pour le pont Champlain. Sur le coup j’me suis dit que les québécois sont
ou bien niaiseux ou bien masos d’être d’accord de se faire taxer pour passer
sur un pont qu’ils prennent la plupart du temps pour aller travailler. Mais je
me suis rappelé de la belle annonce du ministre des transports fédéral et de
ses acolytes municipaux, de la construction d’un pont en PPP avec péage parce
disent-ils « l’état est dans un contexte budgétaire serré ». Je me rappelle
ensuite des entrevues qui ont suivies dans lesquelles nos brillants politiciens
ont martelé le message du « pas de péage pas de pont », message gobé et retransmis
tel quel par nos super « journalisses ». Pas un seul pour confronter l’argument
du « contexte budgétaire serré » servi par nos politiciens, à l’argument de la
défiscalisation des entreprises, ou à celui du traitement fiscal privilégié
fait aux détenteurs de capitaux, ou bien celui de la fuite des capitaux dans
les paradis fiscaux ou à celui du refus du Canada d’imposer une taxe sur les
transaction financières alors que l’Europe va de l’avant. Ces défaillances
fiscales représentent des milliards de dollars de moins dans les coffres de
l’état. Pas un seul de nos brillants et courageux « journalisses » pour
demander à ceux qui préfèrent taxer les particuliers, qu’est-ce qu’ils comptent
faire pour améliorer le système fiscal canadien afin de le rendre plus
équitable. Je ne pense pas que ce genre de question requiert un niveau élevé de
compétence en économie et est tout à fait à la portée du journaliste moyen.
Mais je ne sais quelle force invisible les empêchent de faire un vrai travail
de journaliste, c’est-à-dire de donner aux gens une information complète et de
qualité. Ils nous servent plutôt de la désinformation au goût du pouvoir en
place.
Alors, comment blâmer les québécois de croire que les
PPP et les péages sont la seule solution à la construction d’un pont dont ils
ont absolument besoin. Mais à supposer que la question aurait été : «Sachant
que les canadiens ont inverti dans les paradis fiscaux des sommes totalisant
146 milliards de dollars CAN en 2009 et que la perte en impôt représentent des
milliards de dollars, êtes-vous d’accord pour l’imposition d’un péage sur le
pont Champlain ?». Pensez-vous que les québécois auraient été en accord ? L’art
de la désinformation réside dans la façon de poser les questions et de
contrôler l’information.
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mardi 18 octobre 2011
lundi 29 août 2011
L'art de fermer le clapet des journalistes
Interrogé par les journalistes lors de son voyage de promotion de son plan nord en Chine, Charest a répondu: «Nous allons vendre nos ressources à un prix qui est bon pour les Québécois», et de rajouter, «Le Québec est aligné sur les modes de prélèvement reconnus internationalement, et on est déjà 28 % plus élevé que la moyenne canadienne. Il est faux de prétendre que le Québec vend ses ressources en deçà des prix qu'il devrait exiger, ce n'est pas vrai, c'est une fausseté» (voir cet article du Devoir du 2011-08-29 http://www.ledevoir.com/politique/quebec/330278/mission-commerciale-en-chine-charest-se-defend-de-brader-les-ressources-du-quebec )
Son ministre Gignac du développement économique renchérit en parlant des redevences minières: «Il faut regarder ce qui se fait à l'échelle internationale. Vous savez, si vous demandez 50 % de redevances sur zéro activité, eh bien, ça va vous donner zéro. Donc, il faut être raisonnable aussi»
Du coup, Charest et Gignac, champions de l'économie mondiale ont cloué le bec des journalistes. Aucun d'entre eux n'a confronté ces réponses à d'autres modèles de développement présents dans d'autres pays. Aucun n'était assez informé (est-ce possible d'un journaliste?) pour mettre en opposition ces affirmations avec le modèle Norvégien par exemple qui augmente l'apport fiscal des entreprises permettant la création d'un fonds afin de prévoir l'épuisement éventuel des ressources naturelles.
N'y a-t-il pas au Québec un seul journaliste qui possède suffisamment de compétence économique pour ne pas s'écraser devant les affirmations des politiciens et de certains économistes. Un journaliste capable de nous donner toute l'information nécessaire pour nous faire une opinion éclairée sur le développement minier au Québec.
La réponse est bien évidemment qu'il y en a des journalistes compétents. Le problème est qu'aucun d'entre eux n'a ses entrées dans les grands médias car pour y avoir sa place il ne faut surtout pas mettre en doute les modèles politiques et économiques en place.
Les journalistes économiques et politiques de La Presse, du Journal de Montréal, du Devoir, de TVA, de V (s'il y en a ), de Radio-Canada sont la disgrâce de la profession journalistique car ils contribuent à une forme d'omerta qui prive les citoyens d'une information libre et complète.
Tout comme la libre concurrence en économie, la liberté de pensée et d'expression en journalisme qui sont sensée être des règles sacrées, sont souvent baffouées au profit de ceux qui les contrôle.
Son ministre Gignac du développement économique renchérit en parlant des redevences minières: «Il faut regarder ce qui se fait à l'échelle internationale. Vous savez, si vous demandez 50 % de redevances sur zéro activité, eh bien, ça va vous donner zéro. Donc, il faut être raisonnable aussi»
Du coup, Charest et Gignac, champions de l'économie mondiale ont cloué le bec des journalistes. Aucun d'entre eux n'a confronté ces réponses à d'autres modèles de développement présents dans d'autres pays. Aucun n'était assez informé (est-ce possible d'un journaliste?) pour mettre en opposition ces affirmations avec le modèle Norvégien par exemple qui augmente l'apport fiscal des entreprises permettant la création d'un fonds afin de prévoir l'épuisement éventuel des ressources naturelles.
N'y a-t-il pas au Québec un seul journaliste qui possède suffisamment de compétence économique pour ne pas s'écraser devant les affirmations des politiciens et de certains économistes. Un journaliste capable de nous donner toute l'information nécessaire pour nous faire une opinion éclairée sur le développement minier au Québec.
La réponse est bien évidemment qu'il y en a des journalistes compétents. Le problème est qu'aucun d'entre eux n'a ses entrées dans les grands médias car pour y avoir sa place il ne faut surtout pas mettre en doute les modèles politiques et économiques en place.
Les journalistes économiques et politiques de La Presse, du Journal de Montréal, du Devoir, de TVA, de V (s'il y en a ), de Radio-Canada sont la disgrâce de la profession journalistique car ils contribuent à une forme d'omerta qui prive les citoyens d'une information libre et complète.
Tout comme la libre concurrence en économie, la liberté de pensée et d'expression en journalisme qui sont sensée être des règles sacrées, sont souvent baffouées au profit de ceux qui les contrôle.
vendredi 2 avril 2010
À quand une couverture journalistique à la hauteur de la profession de journaliste?
Encore un reportage sur les dépenses de formation des employés de l'état. C'est à croire que la seule compétence des journalistes ne dépasse pas le niveau des faits divers.
Dois-je vous rappeler qu'il n'y a pas si longtemps les gouvernements ont sorti du trou dans lequel elles avaient précipité l'économie, les institutions financières et l'industrie automobile. Les milliards ainsi injectés ont provoqués les déficits records que nous subissons aujourd'hui.
Dois-je également vous rappeler que le budget Bachand ne fait contribuer les entreprise que de 7% à l'effort d'élimination du déficit.
Sachant cela, les journalistes pourraient-ils cesser de s'acharner sur leurs confrères et consœurs travailleurs du secteur public. Le seul fait du peu de contribution demandé aux entreprises ne devrait-il pas orienter les reportages vers la classe économique? N'y a-t-il pas en ce moment un déséquilibre dans la couverture du budget Bachand?
Les apparences nous portent à croire que les journalistes contribuent à la désinformation de la population en s'acharnant sur un seul volet du budget. Serait-ce par paresse, par incompétence ou par manque de courage journalistique? À vous de répondre.
Mais de grâce, cessez de nous affubler de ces reportages digne de la section des chiens égarés qui ne fait certainement pas honneur à la profession de journaliste.
Au nom de l'auditoire télévisuel et des lecteurs de la presse écrite, je revendique le droit à une information complète et de qualité.
Dois-je vous rappeler qu'il n'y a pas si longtemps les gouvernements ont sorti du trou dans lequel elles avaient précipité l'économie, les institutions financières et l'industrie automobile. Les milliards ainsi injectés ont provoqués les déficits records que nous subissons aujourd'hui.
Dois-je également vous rappeler que le budget Bachand ne fait contribuer les entreprise que de 7% à l'effort d'élimination du déficit.
Sachant cela, les journalistes pourraient-ils cesser de s'acharner sur leurs confrères et consœurs travailleurs du secteur public. Le seul fait du peu de contribution demandé aux entreprises ne devrait-il pas orienter les reportages vers la classe économique? N'y a-t-il pas en ce moment un déséquilibre dans la couverture du budget Bachand?
Les apparences nous portent à croire que les journalistes contribuent à la désinformation de la population en s'acharnant sur un seul volet du budget. Serait-ce par paresse, par incompétence ou par manque de courage journalistique? À vous de répondre.
Mais de grâce, cessez de nous affubler de ces reportages digne de la section des chiens égarés qui ne fait certainement pas honneur à la profession de journaliste.
Au nom de l'auditoire télévisuel et des lecteurs de la presse écrite, je revendique le droit à une information complète et de qualité.
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